Au-delà des cicatrices : l'aventure Résilience 2026

Aléthos-Verités soutient : Projet Résilience 2026

 

Notre Partenariat : L'Aventure "Résilience 2026" avec Nicolas Inglin

Chez Aléthos-Vérités, nous sommes profondément fiers d'être le partenaire officiel et le sponsor de Nicolas Inglin dans son incroyable projet baptisé "Résilience 2026". Plus qu'un simple partenariat, cette collaboration est une rencontre autour de valeurs communes : le courage, l'authenticité et le dépassement de soi.

Qui est Nicolas Inglin ? Un parcours d'engagement et de courage

Nicolas n'est pas seulement un aventurier ; il est l'incarnation même de la force d'esprit. Ancien sergent-chef ayant servi la France pendant 23 ans, son parcours militaire est marqué par un dévouement total. Il a connu le terrain au plus près au sein du 27e bataillon de chasseurs alpins, du 110e régiment d'infanterie, puis du 1er régiment de tirailleurs. Pour son courage exemplaire, il a été décoré de la Médaille militaire, de deux citations et de la médaille des blessés.


Gravement touché au bras lors d'une opération en Afghanistan, au fond de la vallée d'Alasaï, il survit in extremis après avoir perdu énormément de sang [cite: « J'ai servi 23 ans, d'abord dans les chasseurs alpins puis l'armée de terre. J'ai été blessé au bras en Afghanistan, au fond de la vallée d'Alasaï. J'ai perdu énormément de sang, j'ai failli mourir. » Nicolas Inglin est évacué sous le feu, in extrémis, en phase critique. »]. Refusant de baisser les bras, il choisit de rester auprès de ses camarades aussitôt soigné et enchaînera les déploiements pendant plus d'une décennie, du Tchad au Mali, en passant par la Centrafrique.

"On dit qu'il y a des voyages qu'on entreprend avec ses jambes, et d'autres avec son âme."

 

L’Homme derrière l’aventure : faire face aux blessures invisibles

Après avoir quitté l’armée en 2022, Nicolas a vu se dresser sur sa route de nouvelles batailles, plus silencieuses mais tout aussi redoutables. Comme il le confie : « Cette blessure, avoir failli perdre la vie, ça m'a rendu plus fort psychologiquement, bien que j'ai fait, après coup, un gros stress post‑traumatique lorsque j'ai quitté l'armée en 2022. Mais ça m'a rendu beaucoup plus fort, personnellement, en tant qu'être humain. » Ces blessures psychiques invisibles, héritées de la guerre, ont marqué son retour à la vie civile.

À cette épreuve intérieure est venue s’ajouter une autre, physique cette fois : le diagnostic d’une maladie chronique, génétique et douloureuse, la spondylarthrite ankylosante. Comme le décrit un journaliste : Nicolas « a le regard franc, l'approche chaleureuse, malgré une spondylarthrite ankylosante qui s'enflamme régulièrement, contractant son dos le long de sa colonne vertébrale. Dans une autre vie, militaire, gravement touché au combat, il a couvé un mal aussi insidieux, une blessure psychique de guerre qui finira par le rattraper des années plus tard. » Une maladie qui progresse, qui s’invite dans son quotidien, et qui menace à terme de réduire sa liberté de mouvement.

Pourtant, face à ce dos qui s’enflamme, face à la douleur, Nicolas oppose une force intérieure rare : « J’arriverai à gérer ma douleur », assure‑t‑il, comme un acte de résistance, une manière de repousser ses propres limites. Son regard reste franc, son sourire chaleureux, sa détermination intacte.

Ces épreuves n’ont pas brisé l’homme : elles l’ont affûté. Elles ont forgé en lui une certitude profonde : avancer, tant que son corps le lui permet. Anticiper ses rêves, ne rien remettre à demain, croquer la vie avec une mordante envie de vivre. « Je me suis toujours relevé de ce qui m'est tombé dessus, comme tout soldat, et aujourd'hui contre la maladie génétique. »


L'Odyssée : 30 000 km pour témoigner

Le 21 juin 2026, Nicolas s'élancera pour un défi hors norme : une boucle de 30 000 km à travers la Russie, la Mongolie et l'Asie Centrale, sur la mythique Route de la Soie. Ce périple de trois mois est un acte de résistance face à la maladie et un hommage vibrant à ses frères d'armes, tombés ou revenus marqués par des cicatrices invisibles.

Un regard d'expert : Christophe Voegelé

Nicolas ne part pas seul. Il est accompagné par son ami de longue date, Christophe Voegelé, photographe et homme d'image depuis près de quarante ans. Grand reporter et documentariste, Christophe a réalisé plus d'une centaine de films et de nombreux reportages pour la télévision, notamment pour France 3.

Christophe Voegelé : L'Oeil de l'Aventure

Christophe Voegelé n'est pas seulement un photographe ; c’est un témoin du monde qui capture l'invisible depuis près de quarante ans. Touche-à-tout et autodidacte passionné, son regard s'est forgé au fil de voyages aux quatre coins du globe, utilisant tous les moyens de transport possibles de la moto au bateau, en passant par le vélo et la marche pour saisir l'essence de la terre et des hommes.

Un Parcours Médiatique et Artistique

Grand reporter et documentariste, Christophe possède une solide expérience dans le monde de l'audiovisuel :

Télévision : Il a réalisé de nombreux reportages pour France 3 et a signé plus d'une centaine de films, allant du documentaire au court-métrage.

Édition : Il est l'auteur et le photographe de plusieurs ouvrages d'art et de référence, notamment sur le Massif des Vosges, la Meurthe-et-Moselle et la biodiversité mondiale (comme son livre Une Nature et ses Hommes).

Expositions : Son travail a été exposé dans des lieux prestigieux, comme la galerie de l'Espace Sorano à Vincennes ou le Conseil Général des Vosges.

Sa Mission sur "Résilience 2026"

Ami de longue date de Nicolas Inglin, rencontré sur un terrain de rugby il y a 15 ans, Christophe a immédiatement été séduit par le projet de traversée de la Route de la Soie

. Son rôle dans cette expédition est crucial :

Documentation Intimiste : Il est chargé d'immortaliser l'intégralité du voyage pour en tirer un documentaire introspectif et un livre de photos.

Transmission : À travers son objectif, il ne se contente pas de montrer les paysages ; il cherche à raconter la "résilience" de Nicolas, capturant chaque moment de vérité, de silence et de dépassement.

"Ses images respirent la terre, la lumière, l'écorce d'arbre, la sueur, le bitume, le silence."

Pour Aléthos-Verités, avoir un tel professionnel pour documenter le port de nos bijoux en conditions extrêmes est une garantie d'authenticité et de qualité visuelle exceptionnelle.

"Une équipe de choc que nous sommes fiers d'accompagner dans cette aventure humaine et solidaire."

De gauche à droite : Christophe Voegelé, Nicolas Inglin et Jean-Michel Strohmann. L'équipe au complet avant le grand départ pour un périple de 30 000 km sur la Route de la Soie. (Photo : Jérôme Humbrecht / Vosges Matin)

Ensemble, ils documenteront cette introspection à travers des décors grandioses pour en faire un livre et un documentaire intimiste.

Jean-Michel Strohmann : Le pilier de l’expédition

Nicolas ne s'entoure pas par hasard. Au sein de ce trio, Jean-Michel Strohmann incarne la force tranquille et l'expertise technique. Passionné d'aventure et de mécanique, il est le garant de la réussite logistique de ce périple de 30 000 km.

Plus qu'un compagnon de route, Jean-Michel est l’ami fidèle, celui sur qui l’on s’appuie quand le terrain devient hostile. Sa présence apporte une solidité indispensable à cette odyssée sur la Route de la Soie. Ensemble, ils forment un bloc soudé, prouvant que la résilience n’est pas seulement un combat individuel, mais une force qui se partage et se décuple en équipe.

« Seul, on avance. Ensemble, on est invaincus. »

Pourquoi Aléthos-Verités s'engage ?

L’histoire de ce partenariat est avant tout une histoire de fraternité. C’est Nicolas qui nous a sollicités, après qu’un ami lui-même propriétaire de notre chevalière Invictus lui ait parlé de notre Maison.

En découvrant Aléthos-Verités, Nicolas a immédiatement ressenti une connexion profonde. Il s’est reconnu dans notre univers, dans cette quête de vérité et dans la force des symboles que nous forgeons. Pour nous, le soutenir n'est pas seulement un choix, c'est un devoir : celui d'honorer, par un don financier et d'équipements, sa lutte quotidienne pour la dignité.

Notre engagement est concret : au-delà d'un don financier pour soutenir la logistique du projet, nous avons eu l'honneur d'équiper Nicolas avec nos pièces. Le voir porter l'héritage d'Aléthos-Verités à travers les steppes de Mongolie et les montagnes d'Asie Centrale est, pour nous, la plus belle preuve de la robustesse et de la vérité des symboles que nous sélectionnons pour vous.

Invictus : Le Symbole des Invaincus

Notre pièce phare, Invictus, porte un nom très symbolique. C'est un nom qui résonne puissamment dans le monde militaire  : il est le titre de gloire de ceux qui ont été blessés en opération. Plus qu'un bijou, c'est un symbole fort de résilience, celui des "invaincus" qui, malgré les déchirures de la vie, refusent de baisser les bras. Porter cette pièce, c'est porter l'héritage de ce courage silencieux.

Soutenir Résilience 2026, c'est célébrer la vie qui continue de battre, envers et contre tout.

Suivez l'aventure directement sur Facebook et Instagram en allant sur la page du projet "Resilience Roadtrip"

L'odyssée a commencée ! 🌏

Photos de Nicolas, Christophe, Jean-Michel portant les bijoux ainsi que notre t-shirt Aléthos lors d'un arrêt sur la route en Allemagne ( notre collier Viator le bouclier de St Christophe et la chevalière Invictus le Sceau du Triomphe de St Georges )

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Photos de Nicolas, Christophe, Jean-Michel portant les bijoux ainsi que notre t-shirt Aléthos lors d'un arrêt en Russie avant de continuer la route vers le lac Baïkhal ( notre collier Viator le bouclier de St Christophe et la chevalière Invictus le Sceau du Triomphe de St Georges )

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Lac Baïkal - Mongolie

Notre chevalière Invictus qui pointe vers l’horizon du Lac Baïkal.

L’Europe n’aura été qu’un souffle. Quelques milliers de kilomètres avalés presque sans s’arrêter, puis cette longue attente aux portes de la Russie. Et soudain, l’immensité.
Nous n’en avons traversé qu’une partie, mais quelle partie… Plus de 7 400 kilomètres parcourus à travers le plus vaste pays du monde. Une Russie qui s’étend sur près de 10 000 kilomètres d’ouest en est, couvrant plus de 17 millions de km². Des steppes infinies, des forêts à perte de vue, des montagnes, des lacs, des villages perdus… et, presque chaque jour, des aigles qui nous survolent comme s’ils veillaient sur notre passage. Ici, les distances ne se comptent plus en kilomètres, mais en journées.
Mais ce qui restera gravé bien plus que les paysages, ce sont les femmes et les hommes que nous y avons rencontrés.
Partout, des sourires. Des mains tendues. Des repas de famille partagés avec des inconnus qui, en quelques heures, vous donnent l’impression de vous connaître depuis toujours. Des verres de thé qui se remplissent sans qu’on ait le temps de les finir, quelques vodkas levées en l’honneur de l’amitié, des portes qui s’ouvrent, des regards sincères. Il faudrait des pages entières pour raconter l’accueil que nous avons reçu. La Russie nous a offert bien plus qu’une route : elle nous a offert une formidable leçon d’humanité.
Et puis il y a eu le Baïkal.
On l’appelle un lac. Le mot est trop petit. C’est une mer au milieu des terres. Long de 636 kilomètres, profond de 1 642 mètres, avec ses 31 722 km² de surface et ses 23 615 km³ d’eau, le Baïkal est le lac le plus profond et le plus volumineux du monde. Il renferme à lui seul près de 20 % des réserves mondiales d’eau douce liquide. Face à lui, on ne parle plus beaucoup. On contemple. On respire. On se sent infiniment petit.
Nous sommes aussi fiers du chemin parcouru. Non pas parce que nous pensons avoir réalisé quelque chose d’exceptionnel, mais parce que nous savons ce que cette aventure exige au quotidien. Derrière les images, il y a les imprévus, les galères et les remises en question. Un GPS qui cesse de fonctionner au mauvais moment, un réseau téléphonique souvent inexistant, le prix du carburant qui explose, des stations-service parfois à sec pendant des centaines de kilomètres… Rien n’est jamais totalement simple. Pourtant, nous continuons d’avancer, un kilomètre après l’autre, sans perdre de vue l’essentiel.
Aujourd’hui, une nouvelle frontière s’est ouverte devant nous : la Mongolie.
Et une fois encore, nous en prenons plein les yeux. Des paysages à couper le souffle, un horizon qui semble ne jamais finir, et déjà la chaleur d’un peuple qui nous accueille avec une simplicité désarmante.
Nous faisons maintenant une pause de deux jours à Oulan-Bator. Nos motos viennent d’avaler des milliers de kilomètres. Elles méritent, elles aussi, un peu d’attention avant de reprendre la piste.
Chaque kilomètre nous rappelle pourquoi nous sommes partis. Pour découvrir le monde, bien sûr… mais surtout pour rencontrer ceux qui l’habitent.
Comme on dit à The Squadron : « Ce n’est pas la destination, mais la route qui compte. » Après ces milliers de kilomètres, ces rencontres inoubliables et ces instants partagés, cette devise n’a jamais eu autant de sens.

Nicolas, le 18/07/2026 dans Resilience Roadtrip

Photo du campement dans le désert de Gobi.

La Mongolie ne pardonne rien à la mécanique. Après des centaines de kilomètres de pistes défoncées, de tôle ondulée impitoyable et de nids-de-poule imprévisibles, le bilan est tombé d'un coup pour l'équipe : trois motos touchées en même temps.

  • Nicolas : une roue lourdement voilée, rendant tout roulage stable impossible sur ce type de terrain.

  • Christophe : un amortisseur cassé net, laissant la moto affaissée et incapable d'encaisser le moindre choc.

  • Jean-Michel : même sanction, avec un amortisseur également détruit sous les contraintes répétées de la piste.

Se retrouver immobilisés au milieu des steppes avec les trois machines au tapis transforme immédiatement l'expédition. C'est l'essence même du projet : faire face à l'imprévu total, encaisser le coup d'arrêt, et trouver le moyen de réparer avec les moyens du bord et la solidarité locale pour pouvoir repartir.

L’incroyable solidarité des steppes

Dans cette immensité où l'on pourrait se croire totalement seuls au monde, l'hospitalité mongole a révélé toute sa force. Spontanément, des habitants et des nomades se sont arrêtés pour proposer leur aide, partager une cigarette et apporter un soutien moral précieux.

( Nicolas qui rend hommage à un homme exceptionnel ! )

L'entraide a atteint son sommet lorsqu'un chauffeur de camion s'est arrêté à leurs côtés. Avec une générosité et une détermination exceptionnelles, l'homme a passé plus de deux heures à démonter une pièce métallique de son propre marchepied. Grâce à cette pièce et à une bonne dose d'ingéniosité, l'équipe a pu réaliser une réparation de fortune permettant à l'une des motos de reprendre la piste.

Un échange sous le signe du courage

Face à un tel dévouement, les mots ne suffisaient pas. Pour le remercier et saluer son courage, sa patience et sa volonté inébranlable, Nico lui a offert un bijou chargé de symbole : le collier Àgelys « Épée Glorieuse » d'Aléthos.

( Photo de notre collier Àgelys Épée Glorieuse )

Un présent hautement symbolique remis au milieu de nulle part, venant sceller une rencontre inoubliable où la bravoure et la fraternité de la route ont pris le pas sur la galère mécanique.

Le coup du sort : quand la panne sauve une vie

Alors que l'équipe peste contre la mécanique immobilisée, la réalité rattrape brutalement l'expédition sur le plan humain. Ce coup d'arrêt forcé au milieu de nulle part n'était peut-être pas un simple hasard, mais un véritable coup du destin pour Christophe.

Quinze jours plus tôt, en Russie, un choc violent au coude contre une barre métallique de sa moto semblait n'être qu'un énième hématome de baroudeur. Mais la douleur, d'abord supportée en silence pour ne pas freiner le groupe, s'est transformée en bombe à retardement.

( Christophe à l'hôpital de Oulan Bator )

Profitant de l'immobilisation des motos pour consulter dans un hôpital local, le verdict tombe, sans appel :

  • Une poche infectée gorgée de sang noir (40 cl retirés en urgence).

  • Un début de septicémie qui menaçait d'engager son pronostic vital à court terme.

  • Un traitement antibiotique lourd par injections quotidiennes à assurer en plein bivouac.

( Photo de l'huile moteur présente dans le coude de Christophe )

« Si les motos n'avaient pas cassé net dans la steppe, Christophe aurait continué à serrer les dents jusqu'au point de non-retour. Cette triple panne mécanique, vécue comme une tuile, a en réalité forcé l'arrêt qui lui a sauvé la vie. »

Dans la difficulté, les rôles s'inversent avec humour et fraternité : c'est finalement Nicolas, fort de son expérience de terrain, qui endosse le rôle d'infirmier pour administrer les piqûres sous la tente. Une nouvelle preuve que la résilience, c'est aussi savoir transformer l'imprévu en seconde chance et faire bloc face à l'adversité.

Le retour en selle : le cap vers l'Asie centrale

Après de longs jours d'immobilisation forcée et de soins intensifs sous la tente, l'épreuve a laissé des traces. Les finances ont été mises à rude épreuve par les réparations imprévues et les frais médicaux, tandis que le moral du groupe a traversé des zones de doute face à l'attente et l'incertitude.

( Christophe qui occupe le temps comme il peut avant de repartir. )

Mais l'abandon n'a jamais fait partie du plan.

Une fois les machines remises d'aplomb, le coude de Christophe sous contrôle et les énergies rechargées, l'équipe a enfin pu reprendre la piste, plus soudée que jamais :

  • Fin de la traversée des steppes mongoles : laisser derrière soi les pistes cassantes qui ont failli stopper net l'expédition.

  • Passage au Kazakhstan : dévorer à nouveau les kilomètres à travers les immensités steppiques.

  • Arrivée au Kirghizistan : franchir une nouvelle étape majeure du périple au cœur des paysages montagneux d'Asie centrale.

Cette reprise n'est pas seulement un soulagement logistique : c'est la victoire du collectif sur l'adversité, incarnant plus que jamais l'esprit de l'aventure.

( Photos de la traversée des steppes )
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Tadjikistan

« 19 h 36. Il fait déjà nuit. Je suis dans ma tente, blotti au fond de mon duvet. À plus de 3 800 mètres d’altitude, inutile de préciser que la température est basse.
Et ce soir, il faut bien l’avouer : la fatigue commence sérieusement à se faire sentir.
La veille, dans l’après-midi, nous avons franchi la frontière entre le Kirghizistan et le Tadjikistan, sur la mythique M41, la Pamir Highway, en passant par le col de Kyzyl-Art, perché à plus de 4 200 mètres.
La descente s’est terminée de nuit, sous une pluie fine, sur une piste piégeuse et pleine d’embûches. Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons même eu droit à un franchissement de rivière… résultat : les pieds trempés !
Nous avons finalement atteint Karakul, petit village posé au bord d’un lac somptueux, entouré de montagnes dont certains sommets dépassent les 5 000 mètres. Mais à cette heure-là, impossible de profiter du paysage. Nous nous sommes donc jetés dans la première guesthouse venue, où nous avons passé la nuit au chaud après avoir dévoré une bonne soupe bien épaisse. Rien de tel pour récupérer après une journée pareille.
Le lendemain, nous reprenons la route.
Et sur la Pamir Highway, pas moyen de tricher : ici, tu es directement dans le dur. La piste ne pardonne rien. Cailloux, ornières, sable, passages défoncés… la vitesse moyenne tourne autour de 30 km/h.
Mais en contrepartie, tu t’en prends plein les yeux.
Des montagnes immenses, des vallées, des talwegs, des paysages qui semblent appartenir à un autre monde. Et cette sensation incroyable de rouler au milieu de rien, avec la frontière chinoise à quelques mètres seulement sur notre gauche.
On avance pendant une bonne partie de la journée, jusqu’à ce que, vers 17 heures, il soit temps de rendre les armes.
Nous cherchions un lac, une rivière, un endroit pour poser le bivouac. Finalement, c’est une ancienne caserne désaffectée qui fera parfaitement l’affaire. Ses murs nous offrent un peu de protection contre le vent.
Ce soir, au menu : nouilles chinoises et un morceau de saucisson local. Pas besoin de grand-chose de plus.
Puis, progressivement, tout le monde jette l’éponge.
Les motos sont rangées, les affaires posées, chacun rejoint sa tente et se glisse au chaud dans son duvet.
La fatigue est là. Bien présente.
Mais il reste encore une sacrée route à parcourir pour aller au bout de cette mythique Pamir Highway.
Cette route ne se contente pas de traverser les montagnes. Elle te met face à elles… et face à toi-même.
Elle est exigeante, imprévisible, parfois éprouvante, mais bordel… qu’est-ce qu’elle est belle.
Nous rêvions tous de liberté.
Et ce soir, quelque part au milieu de ces montagnes, à plus de 3 800 mètres d’altitude, nous sommes en train de la toucher du doigt ! »
( Nicolas Inglin le 22/08/2026 dans Resilience RoadTrip )

A suivre ...
Nicolas du Projet Résilience 2026 et Cyrille Fondateur de Aléthos-Verités